Jarle n’avait jamais éprouvé un embarras aussi terrifiant qu’au moment où il se retrouva devant Charlotte Isabel. Il rougit, lui sembla-t-il, des orteils jusqu’au front. T. R. Jarle Klepp, vingt-quatre ans, mène la vie insouciante d’un étudiant. Il a une exubérante maîtresse et de nombreux compagnons de beuverie chaque fin de semaine. Mais voici qu’à la suite d’un test ADN il se découvre père d’une enfant de sept ans, conçue lors d’une soirée très arrosée, à son lycée, quand il avait seize ans. Une catastrophe arrivant rarement seule, la mère, dont il se souvient à peine, lui envoie Charlotte Isabel pour une semaine, afin que celle-ci fasse enfin la connaissance de son papa. Ou comment une gamine de sept ans va amener pas mal d’adultes à grandir enfin ! (Présentation Editeur)
Mon avis : Jarle (égoïste, orgueilleux et narcissique, en fait) réfléchit beaucoup. Trop. Et il se pose énormément de questions. Trop. Si bien qu’il n’agit pas des masses. J’avoue, j’ai parfois trouvé cela long. Ca peut être redondant tant ses moments d’introspection sont nombreux. Il rabâche beaucoup, je trouve et analyse trop. C’est néanmoins un personnage tant il est intelligent (il étudie l’onomastique -science des noms propres- proustienne, rien que ça). Et puis, j’aime bien la relation qu’il entretient (et apprend à entretenir, surtout) avec sa fille, Charlotte Isabel, une gamine de 7 ans qui débarque à l’improviste pour bouleverser la petite vie de célibataire indépendant. Entre nous, elle est mimi comme tout la gosse. Je me suis prise d’affection pour eux. Ils m’ont touchée, en fait.
Point de vue style, je dirais que c’est très intellectuel et que ça demande une certaine concentration. Je n’ai pas l’habitude, en fait. Ce n’est pas simple et certaines phrases (parfois riches en métaphores) sont un peu longues. Je ne dis pas que c’est très compliqué mais il faut réfléchir un minimum pour suivre et comprendre. J’avoue, j’ai survolé quelques passages. Ca n’en reste pas moins une lecture intéressante et plaisante. Et ça change de ce que je lis habituellement.
Lu et chroniqué grâce aux éditions du Livre de Poche. Merci à eux.




















