Tu sais Charly, il faut aimer dans la vie, beaucoup… Ne jamais avoir peur de trop aimer. C’est ça, le courage. Ne sois jamais égoïste avec ton coeur. S’il est rempli d’amour, alors montre-le. Sors-le de toi et montre-le au monde. Il n’y a pas assez de coeurs courageux. Il n’y a pas assez de coeurs en dehors… (4ème de couverture)
Extrait 1 : “Mon temps préféré c’est le futur. En primaire, c’est le premier que j’ai retenu. Je trouvais le présent ennuyeux, et le passé triste.”
Mon avis : Charly est un gosse de onze ans qui pense toujours à quelque chose. Il passe alors du coq à l’âne et les anecdotes s’enchaînent sans qu’il y ait de réel lien entre elles. Mais ce n’est pas confus. Pas plus que ce n’est ennuyeux (la longue journée de quête de Charly tient en haleine le lecteur). Le cœur en dehors est un roman (d’apprentissage, par certains aspects) qui se lit d’une traite (il ne m’a fallut qu’un après-midi) et que j’ai adoré. Sincèrement, je ne suis pas loin du coup de cœur.
Sans tomber dans le mélo ou les clichés de banlieue, Samuel Benchetrit se montre familier, utilisant le langage parlé (faisant preuve de sévérité ou d’humour, on pleure -ou presque- et on rigole), et cela rend le récit de Charly plus vrai. Seul, Charly porte un regard innocent, spontané et naïf sur la vie qui l’entoure, sa famille (son père disparu, son frère drogué, sa mère embarquée par la police), sa passion pour le français (surtout les dissertations), son imagination débordante, ses copains (Karim, Yéyé, Brice…), le foot, sa cité de banlieue parisienne, Mélanie (la fille dont il est amoureux)… Le lecteur évolue à ses côtés, bercé par ses désillusions et ses rêves d’enfants. Charly est drôle et attachant.
Extrait 2 : “Autour de la bibliothèque il y a un grand parking, mais aucune voiture n’y était garée. C’est pas comme à la zone active ou devant le Carre*four, il y a jamais de place et faut se battre pour en trouver une. Sûrement que les gens mangent plus qu’ils lisent.”
Le style poétique de Benchetrit (que je rencontre ici pour la première fois) m’est paru très agréable à lire, c’est un récit profondément humain. Dommage que ce soit si court. La fin est super ouverte, on peut imaginer ce qu’on veut. Mais moi, je suis restée sur ma faim.
Lu et chroniqué grâce aux éditions du Livre de Poche. Merci à eux.
Extrait 3 : “Vous avez remarqué, il y a un mot pour chaque chose. J’aimerai tous les connaître, mais je suis loin du compte. Ca doit être super de rencontrer un type qui connaît tous les mots. Il doit avoir une drôle de gueule. “





















titoulematou
/ 30 juin 2011J’ai craqué pour ce livre l’autre jour à la librairie… je sens qu’il va passer au dessus de ma PAL ….