Tout à Fée… Bourbonnaise !

La fabuleuse histoire des lunes de Pandor, tome 3 : Les secrets de Gaïa (Ménéas Marphil)

8 février 2010 · 2 commentaires

« Alors que les ténèbres s’étendent sur le monde, le jeune magicien Epiphane et ses amis vont devoir défier le terrible seigneur Sarpédon sur ses terres, dans les sombres Karpathes.
Avec l’aide des pacifiques Ultima-Thulé d’Hyperborée ou des chevaliers de la Pierre-Lys, ils traverseront canal des sueurs et labyrinthe des morts, affronteront ciel d’encre, dragons de brumes et magiciens noirs…
Mais, au bout de la route, pourront-il empêcher Sarpédon de s’unir à Lilith, la Reine de la nuit, et sortir le frère d’Epiphane des griffes ennemies ?
Un périlleux combat qui décidera, de la lumière ou des ténèbres, qui sortira vainqueur… »

(4ème de couverture)

Mon avis : Difficile de parler d’un tome 3 sans répéter ce qui a été dit pour les tomes 1 et 2 et sans trop en dévoiler sur l’intrigue. J’avoue que c’est un exercice que je ne maîtrise pas. Je vous renvoie donc à mes avis sur Abracadagascar et Le sceau de Cyané.

Les forces du mal n’ont jamais été aussi présentes. L’univers de ce 3ème tome est donc plus sombre, moins coloré mais sans pour autant être moins exotique. Le décor est moins lumineux mais il est toujours dépaysant et mystérieux. Rien ne change vraiment. Si ce n’est qu’il y a plus d’action, plus de combat et plus de rapidité mais sans agitation ou précipitation. Tout semble naturel et fluide. Et, même si nos héros s’accordent quelques instants de répit, il y a très peu de temps morts. Le rythme, déjà bien soutenu, va crescendo. C’est un tome rempli de sagesse mais pas moralisateur. En partie grâce aux pointes d’humour placées judicieusement ça et là, l’auteur jouant avec les mots. Ménéas Marphil est un formidable conteur.

Il semblerait qu’une suite soit en préparation dans laquelle nous retrouverons les mêmes personnages. Mais pour une nouvelle aventure. Cette fois encore, je serai ravie de faire partie du voyage.

Merci à Livraddict et aux éditions Au Diable Vauvert pour cette magnifique découverte.

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Vampire Kisses, tome 2 (Ellen Schreiber et Rem)

7 février 2010 · Laisser un commentaire


« Qui a dit que sortir avec un vampire était facile ?
L’histoire d’amour nocturne de Raven avec son amoureux immortel est à l’origine risquée, mais elle l’est encore plus avec l’incontrôlable cousin d’Alexander en ville.

Claude et sa bande sont à la recherche des flacons de sang qui pourront les transformer en purs vampires. Avec une vieille querelle familiale qui plane sur leur quête, ils vont devoir tout tenter pour mettre la main sur ces fioles.

Raven et Alexander doivent rapidement monter un plan pour faire échouer leur projet, mais Raven se rend-t-elle compte du danger qu’elle encourt ?

Et du dilemme dans lequel elle se retrouve plongée : devenir un vampire ou rester humaine ? »
(4ème de couverture)

Mon avis : Ca pourrait s’arrêter là. D’ailleurs, je crois que je ne pousserai pas l’exploration plus loin (3 tomes sont sortis aux Etats-Unis). Limite, je me suis ennuyée. Les méchants ont eu ce qu’ils voulaient. Sans avoir été trop méchants. Mais le bien a triomphé, les méchants ne sont pas si méchants que ça. Tout est bien qui finit bien. J’aurai voulu plus de bagarre, une ou deux morsures, plus de suspense et de rebondissements. C’est relativement lent mais, en même temps, ça va trop vite, c’est trop rapide et sans surprise.

Les dessins sont sympas mais les personnages ne sont pas particulièrement intéressant. L’histoire est aussi bourrée de clichés sur les vampires et n’est pas franchement originale.

En revanche, je me laisserai bien tenter par la version roman de l’histoire. Affaire à suivre.

Mon avis sur le tome 1 de ce manga est ici.

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L’invasion silencieuse (G. Morris)

5 février 2010 · 7 commentaires


« Comme beaucoup d’enfants uniques donc solitaires, et profondément imaginatifs donc frustrés de leurs aspirations secrètes  par la simple réalité quotidienne, Cédric s’est inventé un compagnon imaginaire. Mais ce personnage qu’il a baptisé Robbie est-il vraiment imaginaire ?

C’est le problème qui se pose aux adultes penchés sur le « cas Cédric ». Revivront-ils assez fort leur enfance pour décider s’il faut l’encourager, ou bien combattre, L’INVASION SILENCIEUSE ? »
(4ème de couverture)

Mon avis : Si je suis de plus en plus lectrice de Fantasy, j’avoue que la Science-Fiction ne m’a jamais vraiment attirée. Ce doit être le 1er que je lis, d’ailleurs. Mais, malgré mon manque d’expérience, je peux dire que c’est un très bon roman de Science-Fiction. Qu’on pourrait plus qualifier de roman d’anticipation, en fait. Ceci-dit, n’y connaissant rien, je ne sais pas si les 2 sont dissociables ni même si on peut les mettre dans la même famille.

L’écriture moderne est riche et complète. De part de nombreuses références scientifiques et culturelles, c’est un roman très intelligent. Et, malgré quelques termes techniques, ça n’en reste pas moins agréable à lire. On sait que c’est une fiction mais, en même temps, c’est tellement psychologique qu’on se surprend à trouver ça, plus que réaliste, réel. Les 170 pages se lisent très vite parce que l’histoire est prenante, le lecteur se sentant concerné par le « cas Cédric », garçon de 12 ans solitaire qu’on a envie d’aider et d’aimer, son ami peut-être pas si imaginaire que ça, Robbie, et sa mère, Christine, fraîchement divorcée et un peu dépassée par les évènements qui cherchera conseils et soutien auprès de Lancel, auteur de romans de Science-Fiction.

Petite remarque : Dans le roman, Lancel est l’auteur, notamment de Facteur Vie, livre préféré de Cédric, roman que G.Morris a réellement écrit. Je me demande jusque quel point il se met en scène dans L’invasion silencieuse

A mi-chemin entre le témoignage et l’article de presse spécialisée, ce roman entraîne le lecteur dans un monde où la frontière entre le réel et l’imaginaire est bien mince. Le lecteur qui doute, soupçonne et analyse, se pose bon nombre de questions. Qui est vraiment Robbie ? Un ami imaginaire ? D’où vient-il ? Cédric souffre-t-il de dédoublement de personnalité ? Est-il schizophrène ? Autiste ? Qui est réellement Lancel ? Quelles sont ses intentions ? Pourquoi la mère du garçon n’a-t-elle pas agi plus tôt ? Et son père ? Des questions qui trouveront réponses, rebondissement après rebondissement, révélation après révélation. Ou pas, d’ailleurs.

Le rythme bien qu’haletant dès le début, ne cesse d’être de plus en plus rapide. L’action, surprenante, est constante. Pas de temps mort, pas d’ennui, le lecteur ne peut se détacher longtemps de sa lecture et, bien après la fin encore, le doute et les réflexions subsistent. Sur le livre, bien entendu, mais aussi sur la vie et le monde qui l’entoure. Le livre est terminé mais est-ce vraiment la fin ?

L’invasion silencieuse est mon 2ème coup de coeur de cette année.

Ce roman était un partenariat entre les éditions Rivière Blanche et Livraddict. Merci à eux. Et merci à Aricie qui a accepté de faire tourner le livre parmi les membres du forum.

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La fabuleuse histoire des lunes de Pandor, tome 2 : Le Sceau de Cyané (Ménéas Marphil)

2 février 2010 · 6 commentaires


« A mi-chemin de son initiation sur l’île fabuleuse d’Abracadagascar, où créature réelles et magiques coexistent dans une nature luxuriante, Epiphane va aborder les terres sauvages du Sud.
Mais après les arbres-pieuvres, les gargouilles des sables et même un genka, redoutable dragon noir, l’attend une bien plus terrible menace.
Partout sur la planète, d’étranges mutations se produisent.
Pour trouver la partie manquante du sceau de Cyané, la puissant talisman transmis par Gaïa, sa mère, Epiphane saura-t-il assumer son rôle d’élu ? »

(4ème de couverture)

Mon avis : Très bon retour dans ce décor aussi magique que dépaysant qu’est Elatha. Tout est toujours lumineux et coloré, merveilleusement mis en valeur par les descriptions de l’auteur, qui se met en scène dans le rôle du narrateur. J’aime particulièrement les préambule et entracte, à ce propos.

Je ne note pas de gros changement avec le 1er tome, l’auteur sait rester constant. L’écriture de Ménéas Marphil, garnie d’humour et de références culturelles, donne un excellent rythme de lecture. Tout va très vite, le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer.

Petite nouveauté non négligeable, l’ajout d’un petit lexique en fin de livre, « à l’usage du voyageur » que je trouve très intéressant de lire. Même si on se perd très peu dans le vocabulaire, les « définitions » sont aussi enchanteresses que le récit en lui-même.

Dans ce 2ème tome, nous entrons plus en profondeur dans l’univers de la magie puisque l’entrainement du jeune héros se fait plus intensif. Initiation qui nous permet cependant d’en apprendre plus sur l’histoire de Piphan’. Les personnages sont toujours aussi attachants et c’est un plaisir que de les voir, plus qu’évoluer, grandir. Chacun de leur côté ou ensemble, des relations se créent, se défont ou se consolident.

Et pour prolonger le plaisir, on se plonge vite dans le tome 3.

Merci aux éditions Au Diable Vauvert et à Livraddict pour le voyage.

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Les enquêtes d’Enola Holmes, tome 1 : La double disparition (Nancy Springer)

1 février 2010 · 14 commentaires


« Ma mère m’a appelé Enola, qui, à l’envers, se lit alone, « seule » en anglais. Et lorsque Mère disparaît, le matin de mon quatorzième anniversaire, c’est bel et bien seule que je me suis retrouvée.
Appelés à l’aide, mes frères Mycroft et Sherlock Holmes -oui, le célèbre détective- n’avaient en fait qu’une idée en tête : m’envoyer en pension pour faire de moi une lady.
Mais, me refusant à accepter ce sort, je décidai plutôt de prendre mon destin en main et de me lancer, seule, à la recherche de ma mère. »

(4ème de couverture)

Mon avis : Enola Holmes me faisait de l’oeil depuis longtemps mais, en grand format, je trouvai le prix élevé. Alors lorsque je suis tombée dessus, sans chercher, sur sa version poche, je n’ai pas hésité (moitié prix quand même).

L’écriture, facile à lire, est élégante. L’intrigue est bien menée et l’enquête, bien que simple, intéresse le lecteur. Il y a des descriptions, des détails, des rebondissements… et Sherlock pas trop loin. On ne s’ennuie pas.

Le personnage d’Enola est très attachant. Une enfant volontaire, déterminée et indépendante, futée et courageuse. Et, en même temps, une jeune femme mâture pour son âge qui n’en reste pas moins une petite fille (elle a 14 ans). La description de Sherlock Holmes est intéressante et, dit-on, juste et réaliste (et qui me donne envie de lire du vrai Sherlock Holmes). La relation entre Sherlock et Enola est bien construite : compliquée, distante et parfois froide mais ne manquant pas de respect, d’admiration et d’affection.

J’ai aimé les descriptions d’un Londres Victorien comme si on y était. De plus, l’auteur nous donne une vraie leçon de vie sur la société anglaise de l’époque (19ème siècle) et notamment sur la place de la femme dans cette société. La femme qu’on estimait être bien inférieure aux hommes, aussi bien intellectuellement que physiquement.

C’est mon 1er coup de coeur de cette année 2010.

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Journal d’un vampire, tome 3 (LJ Smith)

30 janvier 2010 · 4 commentaires


« Elena est revenue d’entre les morts. Mais ce n’est plus une simple humaine. Esprit pur doté de pouvoirs, elle attire inexorablement toutes les créatures démoniaques qui gravitent autour de la ville. Alors que Stefan ne pense qu’à la protéger, Damon désire plus que jamais en faire sa princesse des ténèbres. Mais dans la forêt, une nouvelle menace veille : un monstre qui manipule les esprits à volonté. Une créature aussi malicieuse que maléfique qui ne reculera devant rien pour faire régner le chaos à Fell’s Church et prendre à nouveau la vie d’Elena. »
(4ème de couverture)

Mon avis : Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions Hachette de m’avoir permis de découvrir ce roman, en avant-première (il ne sortira en librairie que dans quelques jours). Merci également à Livraddict d’avoir été le détonateur à ce « partenariat ».

Lors de mes lectures des tomes 1 et 2, je déplorai l’absence de style. L’écriture trop simpliste de LJ Smith m’ennuyait. C’est avec plaisir que je constate que, depuis, la plume de l’auteur s’est améliorée (les 2 premiers tomes sont une réédition de romans datant du début des années 1990, le 3ème est inédit). A n’en pas douter, je dirai qu’elle a mûri. La psychologie des personnages est plus étoffée et les descriptions sont plus intéressantes, détaillées et imagées. Sur la forme, il y a donc du mieux mais sur le fond, avouons-le, ce n’est pas le meilleur (et les précédents ne sont pourtant pas top).

Le 1er tiers du livre est franchement chiant. Plus d’une fois j’ai pesté contre les images d’Elena flottant dans les airs en chemise de nuit, infantilisée en ange, embrassant à tout va. De plus, j’ai eu du mal avec les « mon tendre amour » à répétition. Dans le rôle de l’amoureux niais hyper-protecteur, Stefan ne me plait pas du tout. Dans ce tome, LJ Smith fait dans la guimauve. Que c’est gnan-gnan et pénible. Je les aurai bien cogner le Stefan et la Elena. Bon ceci-dit, y’a du mieux sur la suite.

Dans le tome 1, avouons le franchement, je n’ai réellement apprécié aucun des personnages.  On peut même dire que je les avaient détestés. Dans le tome 2, il y avait du mieux et j’ai aimé m’attacher à Bonnie en admettant que Elena était plus sympathique. Dans ce tome 3, Stefan est absent une bonne partie du roman (il ne m’a pas manqué, il m’a même agacé le peu de temps qu’il fut là) et c’est Damon qui tient le haut de l’affiche. Il est, pour moi, le personnage le plus intéressant à voir évoluer. Il change, et bien que parfois détestable, il se bonifie, prenant de plus en plus d’importance. Heureusement qu’il était là. Et, entre nous, c’était un plaisir de faire davantage connaissance avec lui. De plus, les personnages secondaires n’ont pas été relégué trop loin en arrière plan. Ils gagnent en force et en indépendance, ils n’hésitent pas à prendre des décisions. L’histoire, vue de différents points de vue, invite à  les découvrir et à les apprécier davantage et permet de suivre l’affaire sous différents angles, en donnant au lecteur la possibilité de se forger sa propre opinion.

Dans ce 3ème tome, nous retrouvons donc, Elena et la bande, victimes d’esprits démoniaques cherchant à devenir maîtres de Fell’s Church. C’est de moins en moins crédible. Il n’y avait pas assez de vampires et de créatures revenant de l’au-delà, maintenant de nouveaux esprits magiques débarquent. Des esprits capables de posséder et contrôler aussi bien un vampire vieux de plusieurs siècles que des arbres. Encore une fois, ça manque de crédibilité, c’est trop tiré par les cheveux. Le tome 2 était mieux mais, là, j’ai plus de mal à adhérer. On est clairement dans le domaine du fantastique mais là, j’ai trouvé que c’était trop. Comment se fait-il que Matt ne soit pas encore mort ? Serais-je proche de l’overdose ?
Franchement, j’ai eu du mal à prendre du plaisir, me forçant même à avancer sur certains passages. De plus, j’attendais de ce tome 3, des réponses à mes questions, des explications quant à la fin du 2ème tome. Je suis déçue, plus troublée encore. Tout n’est pas franchement expliqué et abouti. Dommage. Mais la fin est ouverte et peut donner espoir qu’une suite soit prévue. Parce que même si globalement, ce n’est pas une lecture mémorable, je ne demanderai pas mieux que de lire un 4ème tome. Oui, je me contredis beaucoup mais c’est pas ma faute si LJ Smith me laisse sur ma faim, comme si elle ne me servait que l’entrée (sans plat de résistance, sans fromage et sans dessert). En fait, je dirai qu’une nouvelle histoire peut commencer avec un 4ème tome. Ca me plairait de suivre les 3 « fugitifs » (je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler) dans leur nouvelle aventure.

Bref, un roman qui ne m’a, à cette première lecture, pas franchement époustouflée mais une histoire qui a du potentiel et un auteur en progression. A suivre, donc… Pour une relecture ou une suite.

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Journal d’un vampire, tome 2 (LJ Smith)

21 janvier 2010 · 8 commentaires


« Elena s’est métamorphosée en une créature de la nuit sanguinaire et incontrôlable. Tiraillée entre les frères vampires, plus que jamais ennemis, elle doit aussi affronter un terrifiant adversaire, dont la menace se fait chaque jour plus vive. Tapi dans l’ombre, celui-ci n’attend qu’une chose : déchaîner contre Elena sa furie bestiale… et la vider de son sang !

Stefan et Damon n’ont pas le choix. Ils vont devoir s’allier pour empêcher que la femme qu’ils aiment leur soit de nouveau arrachée. Et il va falloir agir vite ! Car la force maléfique prépare un spectacle apocalyptique où, c’est sûr, personne ne sera épargné… »
(4ème de couverture)

Mon avis : Il y a quelques mois, j’ai lu Journal d’un vampire, tome 1. Le moins qu’on puisse dire c’est que je n’avais pas été tendre avec lui. Je n’avais pas l’intention de poursuivre avec le tome 2, je l’avoue. Mais les aléas de la vie l’ont conduit à moi. Je lui ai donc laisse une 2nde chance. Certes, c’est pas encore un coup de coeur mais je pense que l’avoir comparé à Twilight lui avait porté préjudice. Et, finalement, ce n’est pas si mal que ça cette série.

De manière générale, la psychologie des personnages est bien peu approfondie. L’auteur reste en surface. Pourquoi ? Garder une part de mystère ? Nous réserver d’autres surprises ? Parce qu’elle n’en voit pas l’utilité ? Parce qu’elle ne sait pas faire ? Quoiqu’il en soit, c’est dommage. C’est mieux que dans le 1er tome mais ce n’est pas encore assez pour moi.

Vivante ou morte, impossible d’éprouver de la sympathie pour Elena, de m’attacher à elle. Ceci-dit, je reconnais qu’elle s’améliore. Moins superficielle, moins égoïste, plus adulte et plus responsable, elle est moins agaçante. « Maintenant, je réalise à quel point mes proches comptent pour moi : Margaret et tante Judith, bien sûr, mais aussi tous mes copains du lycée. Et dire qu’il n’y a pas si longtemps, j’écrivais qu’ils pouvaient tous tomber raides morts, ça m’était complètement égal ! C’est faux. La preuve : je ferai tout pour les protéger ce soir. » Cependant, Bonnie est bien plus agréable qu’Elena. C’est d’ailleurs de son point de vue qu’est écrit la 2nde partie de ce 2ème tome. Bonnie est un personnage que j’apprécie beaucoup et que je suis ravie de l’avoir découvert davantage. J’aime beaucoup la relation Damon/Stefan que j’ai sentie plus étoffée dans ce tome. Ils se détestent mais, dans cette suite, on voit leur relation d’un oeil nouveau. Frères ennemis, certes, mais frères avant tout, qu’ils le veuillent ou non.

Je reproche toujours à LJ Smith de ne pas assez développer son récit. Ses descriptions sont pauvres en images. Le côté narration est laissé de côté au profit des dialogues. Ceci-dit, ils donnent du rythme à la lecture. Comme pour le 1er tome, je déplore un style bien trop simple. J’ai parfois trouvé ça peu crédible et tiré par les cheveux. Ceci-dit, c’est riche en suspense (tout est relatif, hein) et en rebondissement. Il est difficile de prévoir à l’avance ce qui va arriver : de nouveaux méchants,  de nouvelles malédictions, de nouveaux dangers et de nouveaux mystères rôdent dans la petite ville de Fell’s Church.

La fin est un peu « étrange », rapide et manquant d’information. J’enchaîne donc avec le tome 3 (reçu en avant-première) pour avoir des réponses à mes questions. En espérant que les explications soient claires et riches en détails. Parce que là, je reste sur ma faim (alors que la version d’origine s’arrêtait à la fin de ce 2ème tome, je suis contente qu’il y ait une suite).

En conclusion : Je suis contente de ne pas m’être arrêtée après le 1er tome décevant, finalement.

Merci aux éditions Hachette.

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Le blog du lundi

18 janvier 2010 · 6 commentaires

Là encore, je ne suis pas très assidue. Mais, pour me faire pardonner mon retard, je vais vous faire découvrir un blog que je n’ai jamais mis en lien ici et qui, une fois n’est pas coutume, ne sera pas littéraire. De l’inédit, donc.

Vous savez à quel point je suis attachée à ma région, le Bourbonnais. Je ne l’ai jamais caché (j’aime aussi l’Auvergne en général mais là n’est pas la question). Le Bourbonnais, c’est même plus qu’une région. C’est un état d’esprit, un art de vivre. Le Bourbonnais, c’est un parler particulier, un peu rural, avec des syllabes « mangés » et des « y » à toutes les sauces. Le Bourbonnais, c’est des danses et des costumes traditionnels, une nourriture riche et consistante (c’est qu’il peut y faire froid !). Mais le Bourbonnais, c’est aussi sa faune et sa flore, ses plaines jaunies par le soleil, sa montagne Bourbonnaise toujours verte même en été, sa campagne souvent enneigée, ses paysages façonnés par l’homme (pas toujours bien intentionné, je vous l’accorde) ou laissés aux mains de Dame Nature qui changent au rythme des saisons. Je ne m’en lasse pas, le Bourbonnais a fait mon identité.

Au détour d’une page Facebook, je suis tombée sous le charme de ce blog tout en photos dédié à ma jolie région. Le photographe est amateur et Bourbonnais (qui mieux qu’un gât d’ici pour en parler ?). Si vous aimez les belles photos ou si vous aimez le Bourbonnais (je sais qu’il y en a ;) ), n’hésitez pas à cliquer sur ce lien :

http://monbourbonnais.over-blog.com

Vous ne regarderez plus le Bourbonnais de la même manière et, enfin, vous comprendrez pourquoi je l’aime tant ma région. Bonne balade !

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Harry Potter à l’école des sorciers (JK Rowling) (édité)

17 janvier 2010 · 37 commentaires


« Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une place l’attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre des Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure sa naisssance et qui est l’effroyable V., le mage dont personne n’ose prononcer le nom ? »


Mon avis : Je ne suis plus une inculte, j’ai lu Harry Potter ! « Enfin ! » s’exclameront certains. A ceux-là, je répondrai que j’aurai mieux fais de m’abstenir. Oui, vous avez bien compris, je n’ai pas succombé au charme du petit sorcier. J’en vois qui s’indignent derrière leurs écrans…

Je ne connaissais pas du tout l’univers d’Harry Potter avant cela. Et oui, des specimens dans mon genre existent encore. ;) Je ne me souviens que d’un pauvre extrait d’un film dont j’ai oublié le titre (c’est celui où Cédric-je-ne-sais-quoi, interprété par Rob-Pattinson-mieux-connu-sous-le-nom-d-Edward-Cullen, se bat contre des dragons) et ça ne m’avait pas emballée du tout (sauf le Cédric-Rob-Pattinson-Edward-Cullen en question) et je n’avais pas ressenti l’envie d’en savoir plus. A cette époque là, en tout cas. Depuis, le soufflé est retombé sur la saga et m’est venue l’idée de découvrir le monde mystérieux, fantastique et magique crée par JK Rowling.

On voit bien qu’elle a beaucoup travaillé pour créer cette ambiance et qu’elle s’est donnée à fond dans l’écriture de son roman. Ca se lit vite et, bien que ce soit relativement « complexe », c’est assez facile à lire et à comprendre (même si moi, je me suis parfois perdue au milieu des personnages, no comment, je suis un peu blonde…).

Je reconnais que l’auteur a beaucoup d’imagination et l’univers de Poudlard est bien pensé, réfléchi et recherché, les personnages, la sorcellerie, les « légendes », les lieux, les noms propres… J’ai lu ici ou là que Harry Potter véhiculait certaines valeurs comme l’amour, l’amitié, la tolérance, l’entraide ou la persévérance. Oui, je suis d’accord. Mais moi, j’ai eu un peu de mal avec l’ »intrigue » en général et l’ambiance « brumeuse ». Trop « bizarre », « farfelue », « tordue », « originale » ou « tirée par les cheveux » pour mon esprit cartésien-je-ne-crois-que-ce-que-je-vois de Moldu ? Je ne sais pas. Cela avait pourtant tout pour me plaire, des êtres fantastiques, des mystères et des légendes, des histoires d’amitié, des personnages a priori attachants. Je suis sûre que c’est ce début trop long et ennuyeux à mon goût qui a faussé mon jugement.

Malheureusement, on ne le saura jamais. Je ne compte pas lire un 2ème tome ou relire ce 1er opus pour laisser une autre chance à Harry de m’ensorceler.

Rendue au 4ème chapitre, je me suis même demandée si j’allais continuer. Je vous rassure, je suis allée au bout. Le début est franchement long à démarrer. Le pauvre petit orphelin rejeté, malmené et persécuté par sa famille adoptive (des êtres laids et stupides, égoïstes et avares, bornés et violents…) ne m’a pas touchée. Et si je ne ressens rien pour les personnages, j’ai du mal à adhérer à une histoire.

J’ai trouvé que c’était un peu cliché et caricatural comme entrée en matière. Ou alors, je suis une sans-coeur incapable de ressentir la moindre compassion pour ce pauvre gosse malheureux. Malheureux, certes, mais malin et prometteur (et qui sait aussi se montrer agaçant, selon moi).

Ceci-dit, ça s’améliore un peu avec la venue de Hagrid (le géant un peu bourru et bredin qui prend Harry sous sa protection). Ca pourrait même être intéressant avec l’arrivée et la vie à Poudlard, il y a plus d’explications, d’action et de rebondissements ; mais, pour moi, ça n’a rien d’exceptionnel. Je ne comprend pas la folie qui a tourné autour de cette série.

Edit du 17 janvier 2010 : Dans le cadre du Challenge Livraddict, j’ai décidé de lire les tomes 2 à 7 de Harry Potter, il me fallait donc relire ce tome 1. Oui, vous pouvez vous demander pourquoi je persiste dans cette aventure alors que j’étais peu motivée, reconnaissons le. La réponse est simple : j’ai vu les films. Et j’ai adoré. La fan de Harry Potter qui sommeillait en moi s’est réveillée et j’en suis ravie. Il me reste quelques interrogations et je pense pouvoir trouver quelques réponses dans les livres. Alors que dire de cette relecture ? J’ai trouvé ça bien moins « chiant » (pardonnez moi l’expression). Notamment parce que les films m’ont permis de m’attacher aux personnages. Je n’ai toujours aucune pitié pour ce pauvre Harry malheureux mais il est moins agaçant. Ron me semble plus drôle qu’idiot, tout compte fait. Et Hermione, gamine que j’avais qualifié de « merdeuse » à la 1ère lecture est, en réalité, moins superficielle et capricieuse. Bref, je les aime beaucoup. C’est toujours enfantin, certes mais à l’époque, le public visé l’était tout autant. J’ai espoir (comme c’est le cas pour les films) que ça s’assombrisse un peu au fil des tomes et que le style devienne plus adulte (ceci-dit, j’ai peu de doutes puisque le public visé a grandi au fur et à mesure des sorties). De plus, connaissant maintenant l’univers inventé par JK Rowling, celui-ci m’a semblé plus accueillant et moins bizarre. Disons que j’ai approché ce livre avec plus d’ouverture d’esprit. J’ai adoré la balade sur le chemin de traverse et Poudlard, avec toute sa magie ambiante et ses mystères, m’a finalement fait rêver. C’est une relecture qui me conforte dans mon idée de lire les suites (et je possède désormais mes propres exemplaires) et les 3 romans « dérivés » que j’ai en ma possession (Le Quidditch à travers les âges, Les animaux fantastiques et Les contes de Beedle le Barde). Quand je vous dis que je suis devenue « fan ». :)

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Tolérance Zéro (Patricia Cornwell)

16 janvier 2010 · 12 commentaires

« L’inspecteur Win, détaché auprès du procureur du Massachusetts, est rappelé par Monique Lamont, une femme aussi séduisante que redoutable, qui lui annonce son intention de se présenter au poste de gouverneur. En guise de programme, elle veut promouvoir un nouvel outil de lutte contre le crime, baptisé Tolérance Zéro, capable selon elle, d’élucider « n’importe quel crime, n’importe quand ». C’est en fait une technique de pointe en matière d’analyse ADN. Très sûre d’elle, Mme Lamont décide de revenir sur un meurtre commis vingt ans plus tôt. Win est sceptique, mais il n’a pas le temps d’exprimer ses réticences : la violence surgit, bouleversant leurs vies. S’agit-il d’une coïncidence… ou d’une vengeance ? »
(4ème de couverture)

Mon avis : C’est mon 1er Patricia Cornwell et je suis, dans l’ensemble, plutôt déçue. Ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. En même temps, les avis sont unanimes, ce n’est pas son meilleur roman.

C’est un roman qui se lit très vite. Facile à lire et à comprendre, il ne demande pas de gros effort de concentration.

L’intrigue est rapide (dans le temps) mais pas haletante. Ce n’est pas assez consistant à mon goût. L’enquête, bien que menée correctement, ne m’a pas passionnée. C’est trop rapide et léger, je n’ai pas eu la possibilité de rentrer dedans. Les enquêteurs viennent trop vite aux conclusions sans que je sache vraiment comment et pourquoi. Je suis même sûre de ne pas avoir compris convenablement. C’est mou et ça manque un peu d’action, le taux d’adrénaline ne monte pas bien haut mais je n’irai pas jusque dire que c’est chiant. Parce que la conjugaison des verbes au présent et les nombreux dialogues donnent l’impression de vivre l’histoire en temps réel. Un peu comme devant une série télé. De plus, si on sait plus ou moins depuis le début qu’elles seront les personnes impliquées dans l’enquête, il est difficile de savoir qui occupe quelle place dans la hiérarchie de cette affaire à haute teneur politique. On peut donc parler d’un certain suspense.

Bien que toujours novice dans ce domaine, ce que j’aime dans un thriller, plus que l’enquête en elle-même, ce sont les personnages. Ici, c’est dommage, ils ne m’ont attiré aucune sympathie. Ni attachants ni agaçants, je suis restée de marbre face à l’inspecteur et à sa procureur. Je regrette que Patricia Cornwell n’ai pas plus approfondi leur psychologie. Parce finalement, je n’ai pas le sentiment de les connaître, ses personnages qui mériteraient qu’on s’intéresse plus à eux. Le passé de l’inspecteur a dû être assez fragile et singulier pour qu’aujourd’hui, il attache autant d’importance à l’apparence (il achète d’occasion mais toujours de la grande marque). Je reste persuadé qu’il n’est pas aussi superficiel qu’il n’y paraît (d’ailleurs, il semble très attaché et protecteur envers sa grand-mère). Je suis sûre aussi que la procureur, froide, manipulatrice, hautaine et calculatrice a un passé dans lequel il serait bon de creuser. Peut-être l’auteur garde-t-elle quelques atouts dans sa manche pour la suite (Trompe-l’oeil aux Editions des 2 Terres).

Je ne remet pas en doute le talent de l’auteur. Mais en moins de 200 pages, ça me paraît compliqué d’exploiter à fond toutes les possibilités. Sans abreuver le lecteur de détails inutiles, j’aurai bien lu quelques dizaines de pages de plus qui auraient permis  d’explorer un peu plus le portrait des personnages et/ou qui auraient permis de donner plus d’épaisseur à l’enquête. Peut-être est-ce seulement une introduction, les tomes suivants seront peut-être plus copieux (puisqu’il s’agit du 1er tome d’une nouvelle série mettant en scène de nouveaux personnages).

Ceci-dit, j’ai entendu beaucoup de bien sur Patricia Cornwell, je ne compte pas m’arrêter à cette 1ère impression, somme toute négative. Je ne pense pas me laisser tenter par la suite mais j’ai très envie de découvrir un autre roman de Mme Cornwell qui est, selon certains, un maître en la matière.

Et pour ceci, je remercie vivement Livraddict et Le Livre de Poche de m’avoir fait découvrir un auteur à côté duquel je suis souvent passée sans oser m’arrêter.

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