Julie et Julia

Julia Child est la femme qui a changé pour toujours la façon de cuisiner de l’Amérique. Mais en 1948, elle n’est encore qu’une Américaine anonyme vivant en France. Le travail de son mari les a amenés à s’installer à Paris, et Julia cherche activement une occupation. C’est alors qu’elle se prend de passion pour la cuisine française…
Cinquante ans plus tard, Julie Powell a l’impression d’être dans une impasse. Elle va avoir 30 ans, et pendant que ses amies connaissent bonheur et succès, elle végète dans son travail. Julie se lance alors un défi complètement fou : elle se donne exactement un an, 365 jours pour cuisiner les 524 recettes du livre de Julia Child – Mastering the Art of French Cooking, et elle crée un blog pour relater son expérience… (synopsis Allociné)

Mon avis : Je soupire (et je couine, oui) pour Hugh (Jackman), James (Franco), David (Tennant), Colin (Firth) ou Zac (Efron, pas de commentaires, merci)… Mais je soupire aussi pour Anne (Hathaway), Sandra (Bullock) mais aussi et surtout pour Meryl (Streep). J’adore Meryl Streep. Que dis-je, je suis amoureuse de Meryl Streep. Et je n’exagère même pas. Depuis Sur la route de Madison (et je soupire aussi pour Clint) jusqu’à Pas si simple en passant par Mamma Mia (un de mes films préférés), Le diable s’habille en Prada et Petites confidences à ma psy (entre autres). Il était donc normal que je vois (enfin !) Julie et Julia.

Alors, avouons le franchement, je ne suis pas emballée outre-mesure. Probablement parce que je ne raffole pas du mélange passé/présent. Et puis, je trouve que Meryl y est quand même caricaturée. Alors que j’adore son côté froide et hautaine dans Le diable s’habille en Prada autant que son côté complètement cinglé de Mamma Mia, j’ai trouvé ici que ce n’était pas vraiment elle. Bref.

Je n’ai pas lu le livre alors je ne sais pas si c’est une adaptation fidèle mais, dans l’ensemble, ce n’est pas trop mal réussi. Hormis le fait que je n’ai pas accroché au personnage de Meryl, en fait. Amy Adams est mimi comme tout (je l’avais déjà aimé dans Il était une fois). J’ai aimé son personnage peu sûre d’elle, motivée, revancharde et passionnée par ce qu’elle fait. Je ne suis pas fan de cuisine alors le sujet me dépasse un peu mais je n’ai pas trouvé ça désagréable à regarder.

Joueur_1 (Douglas Coupland)

Un roman qui se déroule en cinq heures, où l’on suit en temps réel un cataclysme mondial depuis le bar d’un aéroport. Cinq personnages y sont bloqués : Karen, mère célibataire qui attend un rendez-vous pris sur internet ; Rick, le barman ; Luke, pasteur en cavale ; Rachel, blonde incapable de vrais contacts humains, et enfin une voix mystérieuse, Joueur_1. Pendant que le monde s’achève sous leurs yeux, chacun révèle sa propre vérité… (Présentation éditeur)

Mon avis : J’avoue, Douglas Coupland était un vrai inconnu pour moi. Faut dire que ce n’est pas ce que j’ai l’habitude de lire. J’ai néanmoins repéré ce titre chez Acro (cet auteur semble être apprécié par les amateurs du genre) et lorsqu’elle l’a proposé en livre voyageur, j’ai sauté sur l’occasion.

Joueur_1 est posé sur la base d’un scenario catastrophe. Le prix du baril de pétrole grimpe en flèche (il monte jusque 900$, quand même, hein) déclenchant un état apocalyptique. Les gens se tirent dessus, des explosions ont lieu un peu partout et dans un monde proche du “chacun pour soi”, un petit groupe s’unit dans le bar d’un aéroport. Ces personnages pensent ne rien avoir en commun. Et pourtant. Ils vont apprendre à s’entraider, à se connaître et à s’apprécier.

J’aime les ambiances de huis-clos où les langues se délient. L’ambiance est lourde, pesante, flippante, même. On ne sait pas ce qui se passe dehors. On se pose les mêmes questions que les personnages et on doute. Je me suis prise au jeu, c’est terriblement prenant. Alors oui, j’ai beaucoup aimé (mais je vous avoue, je reste un peu sur ma faim. On ne connait pas grand chose des circonstances des évènements vécus par ces personnages (aussi intéressants, que troublants ou énigmatiques que sympathiques). Ni les causes ni les conséquences, en fait (l’histoire est vraiment centrée sur les personnages et leurs relations). Alors oui, on a quelques éléments mais… c’est tout ? Vraiment, il me reste des questions. Je suis frustrée, c’est dommage.

Ceci-dit, ça ne m’a pas gênée de dévorer ce roman. C’est certain, je lirai autre chose de Douglas Coupland (voire plus, même). Joueur_1 m’a mise en appétit. Merci à Acro d’avoir fait voyager son livre et de m’avoir proposé de l’héberger (son avis ICI).

Joueur_1 ; Douglas Coupland ; Editions Au diable Vauvert

Au fil des saisons (Jane Godwin et Anna Walker)

“Ouvre ce livre, voyage à travers les saisons et découvre les trésors de chaque jour.”

Au fil des saisons est une année de vie au rythme des petits plaisirs du quotidien et des fêtes traditionnelles. La fête foraine, l’automne, la rentrée des classes, Carnaval, Noël, la rentrée des classes…

La vie est un voyage, les jours qui passent sont toujours de nouvelles (et belles) aventures. J’ai beaucoup aimé la douceur et la poésie qui se dégagent de cet album. Dans les textes grâce aux rimes ou dans les illustrations à l’aquarelle.

Bref, c’est bien écrit, c’est tendre et mignon, bien illustré… c’est un coup de coeur, quoi.

Lu et chroniqué dans le cadre du challenge Je lis des albums de Hérisson. 2/20

Au fil des saisons ; Jane Godwin et Anna Walker ; Editions Circonflexe, collection Aux couleurs du monde

La peau des rêves, tome 1 : Nuit tatouée (Charlotte Bousquet)

Etre libre de son destin. Venger ses parents massacrés par des chimères, alors qu’elle n’était qu’un bébé. Telles sont les ambitions de Cléo, orpheline élevée par le clan du Passage, ennemi juré des créatures hybrides. Jusqu’au jour où, combattant l’une d’elles, Cléo voit ses certitudes voler en éclats. D’où vient son tatouage au poignet, étrangement semblable à celui de la chimère ? Que signifient ces visions terribles liées à la mort des siens ?
Convaincue que son adversaire connaît la clé de son passé, l’adolescence se lance sur ses traces. En chemin, elle affrontera la haine, la trahison… et son désir pour Axel, un ténébreux ailé. (4ème de couverture)

Mon avis : C’est Choukette qui me l’a offert alors quand elle l’a ajouté à sa PAL on s’est dit que ce serait sympa de le lire ensemble. C’est donc une lecture commune.

Nuit tatouée c’est l’histoire de clans qui s’affrontent dans un monde apocalyptique. C’est aussi l’histoire de Cléo qui cherche des réponses à ses questions. Et j’avoue que c’est une histoire intéressante et prometteuse (et puis c’est original, cette histoire de tatouages qui racontent des choses).

L’univers crée par l’auteur est riche mais néanmoins complexe. Les personnages sont nombreux (attachants comme Lyn, par exemple, plus ou moins sympathiques comme Cléo ou détestables comme Tanya et Tybalt, notamment) mais c’est parfois confus de s’y retrouver (qui fait quoi dans quel clan, en quelque sorte). Heureusement qu’on a un petit lexique pour nous y retrouver. Tout est très mystérieux et ça ne manque pas de suspense mais, en toute honnêteté, je suis frustrée de ne pas avoir de réponses à mes questions. Il se passe beaucoup de choses dans ce 1er tome mais, finalement, vu qu’on en sait pas plus en fin de roman, c’est comme s’il ne s’était rien passé. J’espère avoir des réponses dans le prochain tome qui sort début février. Parce que, quand même, je suis très intriguée et j’ai envie d’en savoir plus sur Cléo et son passé, sur Ximena…

Niveau style, je n’aime pas particulièrement les phrases courtes, sans sujet ou avec juste un verbe et un complément mais ce n’est pas forcément désagréable à lire. C’est juste que, question de rythme, ça ne me convient pas toujours.

En conclusion, j’ai bien aimé et je reconnais que c’est prenant mais… sans plus, en fait. Pour lire l’avis de Choukette, c’est par ICI.

La peau des rêves, tome 1 : Nuit tatouée ; Charlotte Bousquet ; Editions Galapagos

Flocons d’amour (Maureen Johnson, John Green, Lauren Myracle)

Un noël très enneigé, un train immobilisé par la tempête, et une ” Maison de la gaufre ” comme unique refuge… Entre rencontres amicales et amoureuses, rires et larmes, des adolescents découvrent et dévoilent leurs sentiments. (Présentation éditeur)

Mon avis : Voilà un livre que je me réservais pour l’hiver dernier (acheté à Montreuil en Décembre 2011, à cause du coeur si des fois vous vous posiez la question), c’est finalement pendant ces vacances de Noël que je l’ai lu et, j’avoue, les circonstances s’y prêtaient bien. Dommage que je n’avais pas de neige pour parfaire l’ambiance.

Le Jubilé Express : Jubilé ? Really ? Deun-Kan ? Double o_O. Oui, ce sont les vrais prénoms des personnages rencontrés dans la nouvelle de Maureen Johnson. Bref. Le ton est un peu trop familier, peut-être. Surtout quand Jubilé (décidemment, je ne m’y ferai pas) s’adresse directement au lecteur, en fait. Je l’ai parfois trouvé gamine. Et puis, dommage que ce soit si court. J’aurai bien voulu lire un peu plus du futur de Stuart et Jubilé. Ceci-dit, elle n’est pas mal cette nouvelle.

Un miracle de Noël à pompoms : Clairement celle que j’ai le moins aimé. En particulier à cause des personnages. Je suis restée très détachée de leur histoire et de leur sort. Pas que ce soit mauvais, hein. Mais les personnages masculins, guidés par leurs hormones, m’ont profondément agacée. Et puis, c’est quoi ce titre qui sent le Harlequin ?

Le saint patron des cochons : L’histoire est mignonne. Même si c’est profondément jeunesse et qu’on la voit venir de loin, la petite morale noëllesque. Bref, il fallait que notre héroïne ouvre les yeux et change. Les personnages sont gentilles mais relativement immatures, quand même.

Toutes ces nouvelles ont un lien entre elles. Point de vue lieux ou personnages. Ainsi, des personnages croisés dans une nouvelles seront plus présents dans une autre. Et inversement, on entendra parler des héros de la 1ère nouvelle dans la 3ème. Et toutes ont en commun le Waffle House, lieu de rencontre incontournable, il semblerait (avec le Starbucks du coin). J’avoue que j’ai apprécié les rappels et les clins d’oeil.

Finalement, je n’ai pas grand chose à dire sur ce livre. Ca reste très jeunesse, quand même. C’est mimi sur le moment mais à classer dans les “vite lu vite oublié”.

Flocons d’amour ; Maureen Johnson, John Green et Lauren Myracle ; Editions Hachette Jeunesse

Et la gagnante est…

Vous avez été 27 à tenter votre chance (avec plus ou moins de politesse, d’ailleurs). J’ai donc procédé à un petit tirage au sort qui a désigné une gagnante :

AYAME

Félicitations à toi !

Mes challenges en cours

En 2011, j’ai plus ou moins abandonné (officiellement ou non, d’ailleurs) la plupart de mes challenges. Du coup, je m’étais dit “en 2012, pas de challenge”. Mon but était seulement de finir ceux en cours.

Malheureusement, chez les copines, les idées vont bon train et la tentation est grande. D’autant qu’elles savent se montrer persuasives. Et c’est comme ça que je me retrouve inscrite à 9 challenges. Oui, 9 !

Faisons un bref état des lieux… (cliquez sur les titres pour aller vers les billets d’infos)

Challenge austenien d’Alice :
Il prend fin le 1er mai et je suis un peu beaucoup à la traîne. Je devais chroniquer 4 romans de Jane Austen, 4 romans para-austeniens et 4 adaptations/biopic. J’ai lu 2 livres. Mais 2 ou 3 billets (télé) sont prévus pour les semaines à venir.

Challenge read in english de Petit-Lips :
Il court jusqu’au 6 mai et, ma foi, je ne suis pas une trop mauvaise élève. Même si mes lectures en anglais ne sont pas des plus régulières. Le but du jeu étant d’en lire un maximum.

Challenge Vie de château de Cess, Pimpi et Melle P. :
Il se termine le 30 juin et je n’ai toujours pas commencé. Il me reste 5 mois pour lire 4 livres et voir 2 films et, en toute franchise, je ne sais pas encore ce qui, de ma PAL et de ma PAV, rentre ou non dans le cadre.

Challenge Gilmore Girls de Karine :
J’ai jusque le 31 décembre pour lire 3 romans (j’ai fait une pré-sélection) et j’aime me dire que ce sera trop facile (les doigts dans le nez, quoi). Je suis parfois d’un optimiste déconcertant.

Challenge Once Upon a time de Pimpi :
J’ai déjà chroniqué un film (et pas des moindres, hein). J’estime que c’est un bon début. D’ici le 31 décembre, j’ai encore le temps de plonger dans les contes (écrits, ciné, adaptés, télé, musique, danse…).

Challenge Un classique par mois de Cess :
Et je me demande encore ce qui m’a poussé à m’engager. Pourtant, j’en ai des classiques dans ma PAL (et même des vrais classiques, hein). Honnêtement, pour celui-ci, j’ai peu d’espoirs (faut que j’arrête de m’inscrire aux challenges de Cess, en fait).

Challenge Je lis des albums de Hérisson :
En 2011, je m’étais engagée pour 20 livres. Cette année aussi (même si l’an dernier, j’ai dû en chroniqué la moitié). En 2012, j’ai décidé (avant de m’inscrire au challenge) de chroniquer un album par semaine. Si je m’y tiens, c’est la réussite assurée.

Challenge Pride and Prejudice d’Alice :
Parce qu’en 2013, Darcy aura 200 ans (il ne les fait pas, n’est-ce pas ?), ça se fête, le compte à rebours est lancé. Pas vraiment de contraintes avec ce challenge. On va à notre rythme pour lire/voir ce qu’on veut issu ou adapté de Orgueil et Préjugés.

Challenge Le tour des genre en 365 jours sur le Corner :
Le Corner étant le petit coin de net que les copines et moi nous sommes aménagé pour discuter tranquillement. Le but du jeu étant de lire 1 ou 2 livres de 5, 8 ou 10 genres différents. Je me suis inscrite pour le niveau Warrior (1 livre dans 10 genres différents). Il va de soi que je suis toujours au point mort.

A ce stade là, je suis à la fois désespérée et confiante. Une chose est sûre, je ne vais pas m’embêter avec les contraintes, je lirai ce dont j’aurai envie et tant pis pour les résultats.

Pour voir comment je m’en sors, c’est sur cette page : ICI.

Je ne trouve pas le sommeil (Christine Féret-Fleury et Mayalen Goust)

Au matin, la maman de notre petite héroïne se plaint de ne pas avoir trouvé le sommeil de la nuit. La petite fille décide donc, le soir venu, de partir à la recherche de ce sommeil pour l’offrir à sa maman. Elle le cherche dans toute la maison. Partout. Jusqu’à ce qu’elle le trouve… sur ses propres paupières. Vite, vite, il n’y a pas une minute à perdre. Notre jeune demoiselle fonce dans la chambre de ses parents pour se coucher avec eux et partager son sommeil avant qu’il ne s’envole.

J’ai beaucoup aimé cet album. Je trouve l’historie mignonne et poétique comme tout. Et, en même temps, réaliste tant c’est naïf et innocent comme un enfant. Et puis, j’avoue, je craque pour les illustrations. Ces pages toutes colorées mais néanmoins pleines de douceur ou l’on devine encore les coups de crayon. Il s’en dégage beaucoup de tendresse.

Lu et chroniqué dans le cadre du challenge Je lis des albums de Hérisson.

Je ne trouve pas le sommeil ; Christine Féret-Fleury et Mayalen Goust ; Editions Flammarion, collection Les albums du Père Castor ; 10€

Le dernier hiver (Jean-Luc Marcastel)

Un ciel de sang. De la neige à perte de vue. Et une forêt de pins. Des pins qui dévorent tout.
Demain, l’Hiver engloutira le monde. Johan refuse de s’agenouiller devant le sort. Par amour, il décide de retrouver celle qu’il aime. Par amour, son frère Theo va lui ouvrir la voie. Par amour, ses amis laissent tour derrière eux pour l’accompagner.
Pour cela, ils devront pénétrer jusqu’au coeur des ténèbres. Au coeur de leurs propres ténèbres. (4ème de couverture)

Mon avis : Cette lecture, c’est l’histoire d’une bande de copines qui, ayant craqué pour le roman au dernier salon du livre de Montreuil (et ayant profité pour se le faire dédicacer), décide d’en faire une lecture commune. Les emails échangés en cours de route ont été nombreux et hormis Aily qui a plus aimé, mon avis mitigé rejoint ceux de Heclea, Mallou et Choukette.

Au début de ma lecture, j’étais très enthousiaste. Et pas seulement parce que l’auteur est Auvergnat. En fait, j’ai très vite adhéré à cet univers proche de l’apocalypse. Malgré un petit manque de détails, tout est déjà en place quand on arrive, en fait. L’ambiance était lourde, angoissante, oppressante et en même temps, je n’avais pas envie d’en sortir tant c’était prenant. J’ai eu beaucoup de mal à attendre les copines. Je me posais vraiment beaucoup de questions. Sur la malesève, ce qui était arrivé à Léa, ce qu’il adviendrait de Fanie, Theo, Johan et Khalid… C’était glauque et même si je n’en ai pas l’habitude, ça me plaisait beaucoup d’aller de surprise en surprise.

Et puis l’auteur a commencé à s’éparpiller, ajoutant de nouveaux éléments, facilitant certains dénouements. J’avoue, mon intérêt à chuté. Je me suis aussi détachée des personnages et de leurs amours (je trouvais que ça devenait neu-neu et facile). De plus, je n’avais pas le sentiment d’obtenir les réponses à mes questions. Au final, ce sont les 200 dernières pages qui font pencher la balance du côté de la déception. Et surtout l’épilogue. La morale est assez “clichée”, je n’avais pas besoin de beaux discours pour y voir les signes et les interpréter.

Je reconnais tout de même volontiers la qualité de la plume de Mr Marcastel. Comme avec le Non Stop de Frédéric Mars, je m’attendais à plus jeunesse que ça (c’est aussi du Black Moon). Il y a bien quelques répétitions (comme “brandon”, par exemple) mais je note un effort certain sur la tournure des phrases et le vocabulaire. Le style et les idées sont là, je m’attendais peut-être à autre chose (peut-être moins tourné sur les personnages), tant pis. Je garde cependant de bons souvenirs de la première partie et des mails échangés avec les copines (notre 1ère LC à toutes les 5 ensemble).

Pour voir leurs avis, c’est par ici : Aily, Choukette, Heclea et Mallou.

Le dernier hiver ; Jean-Luc Marcastel ; Editions Hachette Black Moon ; 16€

Terrienne (Jean-Claude Mourlevat)

Tout commence sur une route de campagne… Après avoir reçu un message de sa soeur, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche et passe… de “l’autre côté”. Elle se retrouve dans un monde parallèle, un ailleurs dépourvu d’humanité, mais où elle rencontrera cependant des alliés inoubliables. Pour arracher sa soeur à ce monde terrifiant, Anne ira jusqu’au bout, au péril de sa vie. Elle se découvrira elle-même : Terrienne.

Vous ne respirerez plus jamais de la même manière. (4ème de couverture)

Mon avis : Ce roman, je l’avais repéré chez Flo. Plus récemment, c’est Heclea qui m’a donné envie. Elle ne l’a pas lu, elle l’a dévoré. Ni une ni deux, me voilà lancée dans ma lecture. Qui n’a pas duré bien longtemps tant c’est prenant et bien écrit.

J’ai adoré l’univers “de l’autre côté” crée par l’auteur. A la fois stérile, oppressant et inhospitalier dans sa (trop) propreté. Tout y est immaculé mais pas du tout accueillant. Ca a beau être lumineux, c’est quand même relativement flippant. Bref, c’est du beau travail.

J’ai également beaucoup aimé les personnages. Anne, Mr Virgil, Mme Stormiwell, Bran et Torkensen. Ils sont forts et touchants. Comment ne pas succomber à la gentillesse de Mr Virgil, à la naïveté de Mme Stormiwell qui découvre la respiration, les airs de grand dadais de Torkensen ou le courage de Bran ? Je reste un peu moins charmée par Gabrielle (peut-être parce qu’on la connaît moins, aussi) mais son sort m’intéressait. Ce qui n’est déjà pas si mal.

Je n’ai eu aucun problème pour entrer dans l’histoire. C’est bien écrit, haletant, avec ce qu’il faut d’humour et d’émotion. Bref, Terrienne est un roman que je vous conseille. C’est mon premier Mourlevat, ça ne sera pas le dernier, je pense.

Terrienne ; Jean-Claude Mourlevat ; Editions Gallimard Jeunesse
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